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La première question que l’on se pose quand on voit le casting de Bel-Ami est sans nul doute : Robert Pattinson interprètera-t-il un bon Bel-Ami ? A cause (ou grâce ?) à la série des Twilight, l’acteur possède une réputation d’idole des jeunes filles ; réputation qui risque de le nuire durant toute sa carrière. Content de voir que Pattinson essaie néanmoins de sortir de cette impasse (Water for Elephants ou le prochain Cronenberg, Cosmopolis). Avec Bel-Ami, Robert Pattinson sort de sa tenue de vampire pour endosser celle d’un dandy, ambitieux et séducteur. Il use de son charme pour séduire les honnêtes femmes de rédacteurs et grimper les échelons du pouvoir.
Première observation sur la crédibilité de Pattinson –cela se voit comme le nez au milieu du visage : le Bel-Ami de Nick Ormerod et Declan Donnellan ne possède pas de moustache ! Détail anodin à première vue mais important pour le personnage. Bel-Ami sans moustache c’est comme Sherlock Holmes sans pipe !
Plaisanterie mise à part, Robert Pattinson interprète avec crédibilité cet arriviste de Bel-Ami même si l’on a l’impression que presque tout le long du film, Pattinson n’use qu’une seule expression de sa palette d’acteur.
Le récit respecte le livre : les femmes en tant qu’éminences grises des hommes de pouvoir, satire des liens entre capitalisme et press, le tout sur fond de politique colonial ; tout cela est mentionné. On pardonnera aisément les scènes « romanesques » entre Bel-Ami et ses maîtresses –un peu trop nombreuses et semblent diriger le film vers une « collection-de-femme-séduite-par-Pattinson ». Mais cela normal ; n’oublions pas que c’est une adaptation américaine.