65th Cannes Film Festival
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Affiche Film Thirst, ceci est mon sang

Thirst, ceci est mon sang - Bakjwi

Poster - Film Thirst, ceci est mon sang
Sorti le 30 Septembre 2009 · 1h28
Réalisé par Chan-wook Park
Avec Eriq Ebouaney, In-hwan Park, Hwa-ryong Lee, Kang-ho Song et Ok-vin Kim.
« Jeune prêtre coréen, aimé et respecté, Sang-hyun se porte volontaire contre l'avis de sa hiérarchie pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie, mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu un vampire. »

Tantôt vif, tantôt facile


Critique par Mathieu Poget – Cinema.ch

« Voilà un film qui risque bien d'en surprendre plus d'un. Que fait-il à Cannes? Qu'est-ce qu'un film de vampire, qui balance entre l'horreur, le mélodrame et le rire, fait-il dans un tel Festival où il se retrouve à cotoyer l'auteurisme comme le glamour ? On s'attendrait plutôt à le voir au programme d'un Festival de films fantastiques. Curieux. Mais en disant cela, on oublie trop vite que le Festival de Cannes change, se transforme, s'adapte à son époque et, par dessus tout, aime prendre certains risques, aime se faire bousculer. Preuve en est la sélection de cette année qui ne ressemble à aucune autre. Et puis, pour ce long-métrage coréen, il y a tout de même aux commandes Park Chan-Wook, cinéaste qui a révélé ces dernières années la créativité du cinéma coréen avec des films comme Old Boy ou Lady Vengeance ou encore Je suis un cyborg. Alors, qu'en est-il de ce Bak-Jwi ?

Le genre, déjà, est revisité de façon tout à fait originale: comme c'est un curé qui se devient, par accident, vampire du jour au lendemain, se pose alors des dilemmes éthiques (ne pas tuer, ne pas succomber à la chair) qu'il va devoir résoudre. L'atmosphère, ensuite, est réaliste. Le vampire n'a rien d'un méchant, il semble plutôt être victime de ce qui lui arrive et l'atmosphère est rarement romantisée. Le tout est ensuite enveloppé dans beaucoup d'humour avec des pointes d'horreur et d'érotisme par endroits. Sans oublier non plus la place laissée au mélodrame.

Le film, en fin de compte, est joyeusement renversant, mais malheureusement très inégal. S'il est plutôt réjouissant de passer de cantates de Bach à des chansons traditionnelles coréennes, les transitions qui amènent le film dans le grotesque et l'humour ne sont vraiment pas toujours à la hauteur. Tantôt vif, réussi et intelligent, tantôt facile, stupide, grand guignol. Et c'est bien dommage. »

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