






« Les réalisateurs français devraient définitivement éviter la science-fiction, en particulier dans le domaine de l'anticipation pure. Dans le cas particulier de Babylon A.D., la réalité est masquée par un personnage virginal dont les pouvoirs ôtent la nécessité d'ancrer le récit dans le futur. L'histoire finit par s'embourber dans un délire mystique. Nombre d'évènements ne sont même plus justifiés, insultant le genre.
C'est dommage, car la première partie du film est réussie. La réalisation dépeint une Europe de l'Est en proie au chaos, et met en exergue une forte injustice sociale. Le parallèle avec notre époque, en d'autres endroits du globe, est évident. Le récit atteint son apogée lorsque les héros montent à bord d'un sous-marin pour quitter le continent, rappelant de façon cruelle les nombreux bateaux d'émigrés qui traversent la Méditerranée.
Côté casting, seul Vin Diesel se montre à la hauteur, aidé il est vrai par un genre de personnage qu'il maîtrise à la perfection depuis Pitch Black. Gérard Depardieu réussit à massacrer son rôle dans lequel il s'exprime en anglais avec accent bulgare. L'accent français de l'acteur reste néanmoins présent, ridiculisant le tableau. En clair, mieux vaut passer son chemin et se rabattre directement sur Children of Men.
»