






« La nuit. La ville. Des destins qui se croisent. Quatre hommes et une femme avec derrière eux leur histoire, leurs problèmes et leurs blessures. Ces écorchés vont, chacun à leur manière, passer une nuit qui va les changer. Il y a les faibles, il y a les forts, ceux qui n’ont pas de chance et ceux qui en ont, et enfin ceux qui au bout du compte s’en sortent mal et ceux qui s’en sortent bien - mais jamais indemnes, jamais…
Un film suisse des plus honorables. Peut-être à peine long, mais sans ça peu de gros défauts. C’est Genève qu’on nous montre, mais l’on y pense pas, on trouve là une réalité proche de la nôtre et on s’y retrouve tout en étant pris par la fiction. On notera qu’il fait évidemment penser, dans la construction, à « Magnolia » ou plus récemment à « Selon Charlie ». Vis-à-vis de ce dernier, on peut dire qu’« Aux frontières de la nuit » est bien mieux maîtrisé du point de vue de la mise en scène et en terme de travail sur les personnages et leur psychologie. Coup de chapeau donc à Nasser Bakhti qui surprend le paysage cinématographique suisse en signant là un joli film - bien que certains le trouveront peut-être trop tiré sur le noir. »