






« C’est à grand renfort de securitas que nous, journalistes, fûmes accueillis à la vision de presse d’Angels & Demons: une intimidation apparemment nécessaire pour nous empêcher de subtiliser des images illégales ou encore, pourquoi pas, mater une possible émeute d’un groupuscule de critiques fondamentalistes. Bref. Les gardes nous zyeutent, et le film commence.
Une adaptation fidèle du roman de Dan Brown qui sent l’étude de marché : retournements de situations, quelques scènes glauques, fin inattendue, enquête policière avec indices et résolutions immédiates (une situation A, avec un indice B pour trouver C, puis cette situation C, avec un indice E pour trouver F, puis cette situation F…). Rien de très palpitant. Pourtant, comme d’habitude, on se laisse bercer par l’histoire, un filet de bave au coin de la bouche.
Tout ça serait simplement resté un peu ennuyeux et légèrement divertissant si toutefois Angels & Demons ne nous laissait pas cette impression amère d’être un film prosélyte ; sans révéler le dénouement de l’intrigue, le cinéma s’en donne à cœur joie vers la fin pour servir une édification papale sans finesse, après avoir cantonné les Illuminati dans une méchanceté nihiliste. Angels & Demons est à la mesure de son titre : diablement manichéen.
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