






« div align="justify">Rencontre inattendue entre un vieil homme - Amador - et une jeune femme - Marcela. Il est en fin de vie, elle attend un enfant. Il semble résigné, elle est malheureuse. Elle n'aime plus son mari et lui cache sa grossesse. Bien que les discussions soient brèves entre les deux personnages, Amador cerne Marcela et semble lui apporter un regard nouveau sur sa situation. Ses questions, ses remarques la plongent dans des réflexions, comme le laissent penser les nombreux plans rapprochés et le rythme du film, plutôt lent mais agréable. Le jeu des acteurs est fin. La tristesse, le malheur, la force - malgré tout, tout cela est palpable. Les événements sont amenés avec délicatesse: s'ils sont parfois prévisibles, leur traitement est subtil. Une certaine sincérité émane de ce film, décalé mais sérieux, macabre mais porteur d'espoir, comme en témoigne la fin.
Dans Amador, la mort est traitée de façon particulière. Elle frappe trop tôt. Marcela n'hésite pas à laisser un corps sans vie des jours entiers dans un appartement pour pouvoir garder son travail. Les remords la tiraillent cependant et la transforment, donnant à ce film une atmosphère particulière, presque indescriptible, mais qui mérite d'être ressentie.