





« class="MsoNormal">Il est audacieux de faire tenir un film autour d’un personnage qui ne voit pas, et Aarvark réussit assez élégamment cet exercice. Jeux sur l’évocation de la sensation du toucher, grâce aux cours de jui jistu et de scènes de strip-teases, jeux sur l’ouie … L’appréhension très juste du handicap avec un objet qui nécessite la vision est assez rare pour être soulignée.
La cécité du personnage nous permet de penser autrement, de donner une autre dimension à des gestes et évènements anodins, mais permet aussi au récit de mettre en avant avec finesse le lien amical particulièrement fort entre deux personnes
Il aurait été appréciable de trouver des personnages aux caractères plus creusés, plus profonds, car il est difficile d’éprouver une réelle empathie et de rentrer totalement dans l’histoire. Bien que la retenue soit considérée comme une qualité dans beaucoup de films, elle dessert ce récit. Et c’est dommage, car il en aurait fallu peu pour en faire un bon film. »