






« Comme chaque année, le début de l'été semble constituer la saison propice pour écouler les fins de stocks de certains distributeurs, plus préoccupés par la valeur marchande que par la qualité des films qu'ils achètent puis proposent au public.
Cependant, est-il vraiment nécessaire de franchir à ce point les limites de la médiocrité?
Rien ne peut être sauvé dans 21, ni l'histoire, intéressante à la base, mais gâchée par un scénario qui prend les spectateurs pour des ânes et accumule les clichés (sur les étudiants, les mathématiques, Las Vegas, les Chinois,les "valeurs", etc.. n'en jetez plus), ni la musique tapageuse, ni le montage ridicule, qui va jusqu'à répéter les scènes "importantes" au ralenti pour que le spectateur en retienne toute la subtilité, ni surtout l'interprétation des acteurs, entre un Kevin Spacey au bout du rouleau, un Jim Sturgess qui plagie allégrement le jeu de Tobey Maguire dans Spiderman, mais sans lui arriver à la cheville, et des filles reléguées au rang de pots de fleurs.
Il reste que la problématique du coût des études mériterait d'être abordée au cinéma, tout comme celle de la vie dans les écoles d'ingénieurs prestigieuses. Pourquoi ne pas le faire dans le cadre d'un film Suisse justement, à l'heure des réformes de Bologne et des discours peu sociaux du nouveau secrétaire d'Etat à la science et à la recherche? Scénaristes, à vos plumes... »